Projet CIDEAL -Développement de stratégies durables d’adaptation au changement climatique des populations insulaires et côtières dans la réserve de biosphère du delta du Saloum

Thématique : Changement climatique/Gestion des écosystèmes/Activités génératrices de revenus/Renforcement des capacités.

Année de démarrage : Juillet 2013

Année de finalisation : Juin 2015

Bailleurs: Agence Andalouse à la Coopération Internationale au Développement (AACID)

Budget global du projet: 143 361 390 FCFA

  • Contribution de l’AACID : 114 218 139 FCFA

  • Contribution de WAAME : 29 143 251 FCFA

Zone d’intervention : Commune de Toubacouta (village de Betenty, Missirah et Sandicoly)

 

CONTEXTE : La communauté scientifique s'est accordée à reconnaître que les changements climatiques sont déjà une réalité.  Ils représentent une menace majeure pour les décennies à venir, en particulier en Afrique. Le continent est très vulnérable aux impacts du changement climatique en raison de la pauvreté généralisée de sa population, des sécheresses récurrentes, de la distribution inégalitaire des terres, ou encore de sa forte dépendance aux cultures pluviales. Les impacts du changement climatique font ainsi déjà sentir leurs effets sur les moyens de subsistance de la majorité des personnes dans les pays en développement, où les économies sont plus sensibles au climat que tout autres pays. Les menaces pèsent surtout sur la sécurité alimentaire, le développement durable et l’éradication de la pauvreté.

Les effets du changement climatique sont plus accentués dans le Delta du Saloum, de par ses caractéristiques. La zone reste menacée par les effets des changements climatiques, qui se traduisent par la dégradation de son écosystème, la forte réduction des précipitations, l’avancée des tannes, la dégradation de la mangrove et la dégradation accrue des ressources due aux facteurs anthropiques. Les populations du Delta du Saloum sont tout particulièrement vulnérables en raison de leur forte dépendance à l'égard des ressources naturelles ainsi que de leur capacité limitée à faire face à la variabilité climatique.

Ainsi il s'impose d'améliorer la capacité d'adaptation des populations locales exposées et d’entreprendre des actions d’adaptation aux changements climatiques pour un développement économique et durable. Les manifestations des effets du changement climatique doivent induire à la mise à l’épreuve du développement durable dans le Delta du Saloum et dans la communauté rurale de Toubacouta. Ceci est une nécessité absolue, qui implique de relever des défis techniques mais aussi, et surtout, des défis économiques et sociaux.

C’est dans cette logique que l’ONG WAAME en partenariat avec la Fondation CIDEAL, met en en œuvre le projet « Développement de stratégies durables d’adaptation au Changement Climatique des peuples insulaires et côtières de la Reserve de la Biosphère du Delta du Saloum, Communauté Rural de Toubacouta, dans les communautés de Missirah, Betenty et Sandicoly » et financé par l’AACID (Agence Andalouse à la Coopération Internationale au Développement).

 

Objectifs : Programmé de Juillet 2013 à Juin 2015, ce projet a pour principal objectif de contribuer au développement de stratégies durables d’adaptation au changement climatique des populations insulaires et côtières de la réserve de biosphère du Delta du Saloum,  dans la communauté rurale de Toubacouta, villages  de Missirah, Betenty et Sandicoly.

En particulier, le projet vise à renforcer l’insertion sociale et économique des femmes de la communauté rurale de Toubacouta à travers le développement d’activités économiques alternatives respectueuses de l’environnement qui s’insère dans un plan local de gestion de ressources naturelles.

 

Activités du projet : Les activités du projet sont :

A.1.1. Formation de 12 moniteurs, d’un superviseur et d'un responsable de coordination locale, membres des villages d'intervention, en alphabétisation fonctionnelle (03 monitrices à Missirah, 06 moniteurs à Bettenty et 03 monitrices à Sandicoly)

A.1.2. Réalisation de deux éditions d’un programme d’alphabétisation fonctionnelle de neuf mois, chaque édition du programme divisée en 10 classes: 5 classes à Betenty, 3 à Missirah et 2 à Sandicoly, avec une moyenne de 15 personnes par classe;

A.1.3. Réalisation d'une journée (3 jours) de formation continue pour les monitrices et le responsable de coordination locale, tous les trois mois dans chacun des trois villages

A.1.4. Suivi mensuel et réalisation d'une évaluation à mi-parcours et une évaluation finale pour chaque édition des cours d'alphabétisation. ;

A.2.1. Réalisation de deux éditions d'une formation en techniques modernes d’apiculture, pour 30 femmes (15 dans chaque édition) ;

A.2.2. Suivi durant les deux récoltes annuelles du miel

A.2.3. Construction et équipement d'une salle d'extraction de miel à Missirah ;

A.2.4. Formation de 30 femmes en techniques d'extraction de miel et commercialisation

A.2.5. Réalisation de travaux de nettoyage de neuf hectares destinés au maraichage.

 

A.2.6. Clôture des périmètres pour le maraichage et construction de 30 puits ;

A.2.7. Formation et suivi de 350 femmes en techniques d'agriculture écologique, de sélection de semence et de gestion de l'eau.

A.3.1. Réalisation de trois ateliers d'identification de zones dégradées et d'intérêt écologique pour la régénération des ressources naturelles dans chacun des villages d'intervention

A.3.2. Formation sur le terrain en techniques de reboisement de 20 bénéficiaires (5 femmes et 5 hommes à Missirah, 5 femmes et 5 hommes à Betenty et 5 hommes et 5 femmes à Sandicoly).

A.3.3. Reboisement de 10 hectares de mangrove dégradés et suivi des zones reboisées.

A.3.4. Formation de 50 bénéficiaires à Missirah, 50 à Bettenty et 20 à Sandicoly en techniques durables de pêche de mollusques et crustacés et sur leur cycle biologique.

A.3.5. Repeuplement et suivi des mollusques et crustacées dans des zones d'intérêt écologique, pour la régénération des ressources naturelles.

A.4.1. Réalisation de trois ateliers pour la détection de bonnes et mauvaises pratiques en matière de gestion environnementale dans chacun des villages d'intervention.

A.4.2. Création/ élection des bureaux de trois comités de gestion de ressources naturelles dans lesquelles les femmes seront représentées.

A.4.3. Réalisation de six visites d'échange (d'une durée d'un jour chaque) aux communautés ou il y a des comités de gestion de ressources naturelles.

A.4.4. Réalisation de 3 ateliers de formation pour 10 membres (4 hommes, 6 femmes) des bureaux des comités de gestion de ressources naturelles, en dynamiques communautaires, identification et médiation de conflits en relation avec l'exploitation de ressources naturelles.

A.4.5. Réalisation de trois ateliers de formation pour 10 membres (6 femmes, et 4 hommes) des bureaux des comités de gestion de ressources naturelles, en législation sénégalaise sur les compétences attribuées aux différents acteurs de l'Etat impliqués dans la gestion de ressources (communautés, Conseil Rural, Services décentralisés de l'Etat).

A.4.6. Suivi régulier des zones d'intérêt pour la régénération des ressources dans la zone par les comités de gestion de ressources naturelles.  

 

Résultats attendus :

A la fin du projet, les résultats suivants sont attendus :

R1. Les capacités humaines de 300 femmes et 50 hommes des communautés de Missirah (145 femmes et 25 hommes), Betenty (95 femmes + 20 hommes) et Sandicoly (60 femmes et 5 hommes) sont renforcées,  à travers des programmes d’alphabétisation fonctionnelle et de dynamique organisationnelle pour la gestion des ressources naturelles.

R.2. Les capacités économiques de 350 femmes des villages  de Missirah (172), Betenty (100) et Sandicoly (78)  sont renforcées, à travers la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus durables

R.3. 10 hectares de mangroves sont restaurés dans les communautés de Sandicoly, Missirah et Betenty à travers l’identification, la localisation et la protection comme zones d’intérêt écologique.

R.4. Trois (03) comités de gestion de ressources naturelles sont formés ou redynamisés et sont rendus fonctionnels dans les trois communautés d’intervention (Betenty, Missirah et Sandicoly)