Marche pacifique des femmes du Sénégal et de la Gambie réclament des terres fertiles 

LE SOLEIL - JEUDI 11 JUIN 2015  Des femmes sénégalaises et gambiennes encadrées par le pro-gramme Solidagro pour la sécurité ont organisé une marche paci-fique à Toubacouta mardi. Elles réclament des terres fertiles pour s'investir dans les exploitations familiales dans le domaine du ma-raîchage. Ces femmes ont demandé, devant les autorités adminis-tratives et locales, que leur préoccupation soit prise en charge. 
Un appel a été lancé pour que les femmes puissent disposer de terres elans____ le domaine du maraîchage. 
Des femme= .."sénégal et de la Gambie, originaires du « Gnomi » (zone frontalière), se sont retrouvées à Toubacouta mardi pour organiser une procession à travers les artères de cette commune.

Brandissant des pan-cartes sur lesquelles on pouvait lire : « Notre terre, sounou soufe, notre vie » ; « Non à l'accaparement des terres des paysannes » ; « Nous ne pouvons plus être des paysannes sans terres », les femmes des deux pays frères ont réclamé haut et fort des terres aussi bien pour elles que pour les jeunes de cette zone frontalière. Au nom de toutes ces femmes, la présidente du comité de pilotage du programme Solidagro mise en place le même jour, Mme Fatou Senghor du village de Dassilamé (Sénégal), a lancé un appel aux autorités pour qu'elles puissent disposer de terres afin d'initier des exploitations familiales dans le do-maine du maraîchage. 


Eau et sécurité alimentaire Doudou Diallo, responsable dans le cadre de Solidagro, a rappelé que ce programme financé par la coopération Belge à hauteur 447 millions de FCfa est à cheval entre le Sénégal et la Gam-bie pour une durée de trois ans (2014-2016). Selon M. Diallo, ce programme dispose d'un certain nombre de volets, notamment le maraîchage, l'eau et l'as-
Doudou Diallo a fait savoir que le pro-gramme Solidagro est exécuté par qua-tre partenaires (AJe et Waamé dans la commune de Toubacouta et Adwac et Natc en Gambie). Sur la question des terres pour les femmes, Doudou Diallo a expliqué que c'est une réelle préoccupation. Selon lui, dans les 56 villages du Sénégal et de la Gambie encadrés par Solidagro, près de 9.000 femmes sur 10.000 attendent, jusqu'à présent, des actes de délibération pour pouvoir disposer de terres pour les ex-ploitations familiales. Aussi, a-t-il ajouté que pour l'heure, seules 1.200 femmes ont reçu des actes de délibé-ration pour exploiter 18 périmètres maraîchers. Le secrétaire exécutif du projet Waamé, Abdoulaye Diamé, a tenu à remercier vivement le maire de la com-mune de Toubacouta, Papa Seydou Dianko, qui a pris en charge les frais liés à l'octroi de terres aux femmes dans certaines localités de sa com-mune. M. Dianko et Marna Bâ, le chef de la délégation gambienne, ont mag-nifié les relations de bon voisinage entre les deux pays. Aussi, ont-ils plaidé pour l'octroi de terres fertiles aux femmes et aux jeunes. L'adjoint au sous-préfet de Toubacouta, Daouda Faye, a salué l'initiative des femmes avant de magnifier les actions du pro-granlie çrgitiZ7ri Oumar Ngatty BA 

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